06 Mai

Le travail intérieur*

Il s’agit de faire confiance au corps pour capter la multitude d’informations qui s’offrent à nous et qui ne sont pas accessibles au mental. Au cours de ce séminaire de deux jours, Amy et Arnie Mindell ont disséqué leur exercice favori nommé Forum 721. 721, c’est 360+360+1. Il s’agit de deux explorations successives (à 360°), l’une dans la réalité et l’autre dans le monde du rêve. Dans une situation qui nous pose problème, on repère l’énergie du « monstre » qui nous fait face, et on la représente par un mouvement. Ensuite, on interprète sa propre énergie. Par une série d’allers et retours entre ces deux positions, on va approfondir les mouvements, puis répéter l’exploration dans un état semblable au rêve.
Enfin, le 1 correspond à une descente au niveau de l' »Essence ». On se centre, on ne pense à rien, puis on va laisser le corps produire un mouvement, une danse, qui englobe et unifie les deux positions. C’est ce « 1 » que les Mindell nomment un « espace sacré et secret » dans lequel une identification à l’autre peut se produire et de nouvelles possibilités peuvent survenir. Toutes ces informations pourront être utilisées dans le Process Work qui suit.

Je suis parce que tu es… Tu es je… Je suis toi…

Télécharger la vidéo

*en anglais innerwork

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16 Jan

La facilitation en Process Work

L’enseignement de l’Ecole Française de Process Work est lumineux (et il laisse de la place à la coopération pédagogique de tous les élèves) et j’ai enfin compris : Le Process Work, comment ça marche ?
Eh bien, c’est très simple : tout est processus, la vie est un processus.
Sauf qu’à certains moments, le processus est facilité, ce qui change tout. Les facilitateurs tiennent le cadre et veillent à aller interroger les minorités : celui qui est seul contre tous, celui qui ne participe pas… Mais ce ne sont pas des facilitateurs habituels. Ils sont à l’écoute de leurs ressentis physiques (ils ont cultivé cette capacité), et sont entraînés à repérer et à nommer les éléments de structure du processus. Il y a là tout un vocabulaire mindellien à acquérir : le facilitateur fait attention aux hotspots (les sujets conflictuels), aux edges (règles non écrites, limites du groupe), il identifie les polarités (les points de vue qui s’opposent), écoute les timespirits (fantômes), et questionne les faux consensus (les phrases qui commencent par « on »). Ce ne sont que les moindres de ses qualités.
« Le flux des évènements, de la nature ou du Tao, a du sens seulement lorsque nous avons une interaction avec ce qu’il contient. Nous l’amplifions et nous nous apercevons du contenu (Nous faisons en sorte qu’il s’épanouisse…). Autrement, cela reste un mystère qui attend d’être découvert. » dit Arnold Mindell.
En 2016, vous aurez plein de possibilité d’expérimenter le Process Work en français, c’est ce que je vous souhaite de mieux !
Carte de voeux Process Work 2016

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15 Nov

Méditation AQAL* de l’escalier (8 étages)

Intérieur – Individuel
Je me tiens bien droit et je respire calmement, j’habite mon corps. Je me centre, accueillant les pensées mais en ne m’y identifiant pas. Je remercie pour ce corps. Je suis le témoin de cette expérience.
Extérieur – Individuel
Je me concentre sur ma respiration qui fait circuler l’énergie dans mes trois corps. Grâce au souffle, j’envoie de l’énergie dans mes jambes.
Intérieur – collectif
Je me sens membre de la communauté qui travaille ou qui vit dans ce bâtiment. Au fur et à mesure que je monte, je pense aux différents corps de métier qui habitent cet immeuble et à mes interactions avec eux. J’ai une pensée pour le peintre qui a repeint la montée d’escalier, et pour les services techniques qui habitent le sous-sol. Je remercie pour ce toit collectif. Je remercie pour la chance de travailler avec d’autres.
Extérieur – collectif
Au fur et à mesure que je monte, je regarde à l’extérieur et je découvre des détails nouveaux : la texture d’un mur, la couleur des arbres au dehors, la magnifique montagne qui s’élève près de chez moi, les oiseaux, je peux même entendre des sons. Je regarde le ciel dont je m’approche, j’ai une pensée pour le cosmos tout entier. Je remercie pour la lumière qui illumine tout cela.
J’ai conscience des infrastructures qui ont permis de construire ce bâtiment. J’ai une pensée pour l’Université qui dispense de l’enseignement aux étudiants. Tout cela est coordonné grâce aux réseaux de communication et je vais bientôt allumer mon ordinateur et consulter mon email qui me connecte au monde entier grâce à la technologie. Je suis reconnaissant de pouvoir en bénéficier.

*All Quadrants, All levels, All lines, est un cadre pour ordonner et classifier toutes les expériences, d’après les travaux de Ken Wilber

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07 Nov

Les conflits de communication

Parmi les présupposés du Process Work sur le conflit, certaines sont particulièrement éclairants dans des conflits personnels ou de groupe concernant la communication.
Exemple : Les personnes qui parlent trop, qui parlent longuement, qui font de belles phrases, m’insupportent. A l’inverse, ma communication est inefficace parce qu’elle est tellement condensée qu’elle est incompréhensible, les paroles se téléscopent au sortir de ma bouche, j’ai une mimique caractéristique lorsque j’ai l’impression d’avoir exprimé des choses excessives et que j’appelle le public à l’aide.

Mon côté Robin des Bois réagit à la prise de pouvoir des personnes qui disposent de mon temps et en abusent. Comme le dit Jean-Yves Leloup, tout contenu qui n’est pas une réponse à la question est une doctrine. Et comme le disent les Présupposés Process Work : Enseigner sans en avoir la permission invite à l’assassinat !

Je suis d’accord.

A l’inverse, ce qui n’est pas exprimé peut hanter le monde et ils sont nombreux les secrets de famille ou les non-dits (afin de ne pas envenimer les choses, afin de ne pas en rajouter, afin de ne pas avoir l’air négatif, parce que ce n’est pas le moment, parce que ça donnerait une mauvaise image,…).

La facilitation en Process Work apporte la sécurité nécessaire et le cadre pour communiquer tout cela. Donner la parole à la minorité silencieuse est important car les sans-voix, lorsqu’ils sont enfin entendus, peuvent contribuer puissamment à guérir le monde.

 

 

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30 Oct

De la peur du conflit au travail sur les conflits (Process Work)

Au cours d’une séance d’écriture en intelligence collective, j’ai eu l’intuition que nous devions vivre des conflits. C’est ce qui m’a décidé à écrire sur les conflits, un sujet ô combien évité dans mon environnement familial, omniprésent et insidieux mais jamais ouvert dans mon environnement professionnel. J’ai fait un travail d’immunité au changement sur ce sujet avec la découverte suivante : Si je crois que tout le monde partage ma peur du conflit, alors je n’apporterai pas sur la table et dans l’arène du travail ce matériel très intéressant. De fil en aiguille (ou presque), je me retrouve en contact de personnes qui promeuvent une méthode de travail sur les conflits en groupe. Et me voilà en train de suivre l’enseignement de l’Ecole Française de Process Work.

Voici quelques présupposés de cette école à propos des conflits : je dois dire qu’après une vie professionnelle passée à les éviter et en parler indirectement, ces postulats me décoiffent (je suis frisée).

Les conflits ne sont pas bons ou mauvais, ils sont.

Nous sommes ce qui reste des conflits auxquels on a survécu.

Tout conflit résolu par la force constitue un appel à la vengeance.

Les gens qui ont des problèmes en ont à cause de ceux qui n’en ont pas.

Le Livre blanc de l’intelligence collective 2.0 qui parle des confits est en téléchargement libre.

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11 Oct

Neale Donald Walsch et la vérité

Dans le petit opuscule Changer pour se libérer, l’auteur de Conversations avec Dieu propose quelques exercices très simples à la portée extraordinaire.
Tout d’abord, il suggère, à propos de cinq évènements traumatisants de votre vie, de vous demander ce qu’il s’est passé réellement (en faisant abstraction des émotions qui rendent ces évènements inoubliables), puis de réfléchir sur les conséquences à long terme de ces moments vécus comme négatifs.
J’ai fait l’exercice et je dois constater que pour la plupart, les conséquences ont été extrêmement bénéfiques.
Ensuite, il s’agit de faire le même genre d’inventaire pour toutes les situations marquantes de notre vie.
L’étape suivante consiste à écrire tout ce qu’on n’ose pas dire aux personnes avec qui on a des problèmes en suspens, le but étant – bien sûr – de réussir finalement à leur lire et donc de régler les conflits latents et se libérer des ressentiments empoisonnants. Les Alcooliques Anonymes ont bien compris que le ressentiment est un poison qui peut les pousser à retomber dans leur addiction.
Enfin, Neale Donald Walsch nous propose la séquence suivante dont on voit tout de suite qu’elle va nous faire progresser à la Puissance 100 :

  1. Se dire la vérité à soi-même, à propos de soi
  2. Se dire la vérité à soi-même, à propos d’autrui.
  3. Dire la vérité à autrui, à propos de soi.
  4. Dire la vérité à autrui au sujet de quelqu’un d’autre
  5. Dire la vérité à tout le monde à propos de tout !
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29 Août

Pouvoir et amour

pouvoir-et-amour-théorie-et-pratique-des-transformations-sociétales Il est possible de prévoir les futurs possibles et de choisir le meilleur d’entre eux. Cette pratique de Planification Transformative par Scénarios a porté ses fruits, par exemple dans l’Afrique du Sud au sortir de l’apartheid ou dans les choix du destin de la Colombie. Adam Kahane et la société Reos Partners oeuvrent dans ce sens depuis 30 ans, dans le monde entier, et sur tous les sujets de transformation sociétale.
La tâche est ardue. Au fil du temps Adam Kahane a identifié par essais et erreurs les conditions pour réussir ce défi dans notre monde en turbulence et c’est son expérience qu’il nous partage dans son livre que les leaders auraient intérêt à garder sur leur table de chevet.
Pouvoir et amour est enfin disponible aux Editions Colligence.

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12 Juil

John P. Milton à Findhorn

John P. Milton

John Milton est un personnage réel cité dans Source, ami d’Otto Scharmer, de Joseph Jaworski, d’Adam Kahane. Il étudie depuis une soixantaine d’années les spiritualités du monde entier. Son enseignement préconise des séjours en solo dans la nature, afin de pouvoir se connecter à « Source ». A la fin de son livre « Source », Jaworski interroge John Milton sur la nature de « Source » et ce dernier répond :

Source existait avant Dieu ; Dieu, le Bouddha, Krishna… tous sont issus de Source

Wayofnature.co.uk organisait un séjour avec John Milton comprenant un solo de 24h dans la nature, et cela à Findhorn, ce qui ne gâche rien (nous reparlerons de Findhorn une autre fois). Sachez seulement que la participation de membres de la communauté de Findhorn à ce programme a contribué à l’enrichir encore. John Milton dispense son enseignement comme un chef indien, en racontant des histoires. Le programme comportait la pratique du Qi Gong, de la relaxation profonde, et de cérémonies chamaniques. Pendant les 24h dans la forêt, j’ai eu l’occasion d’étudier les douze principes qui sont détaillés dans le livre Sky above, earth below, et sur son site Sacredpassage.com. Pour les résumer en deux mot, il s’agit de présence, de cultiver l’énergie, de choisir de s’éveiller dans cette vie, de laisser tomber l’ego, d’ouvrir son cœur pour se connecter à Source. Voici la traduction de ces douze principes.

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08 Mai

Jouer les conflits du monde pour les guérir

Un groupe mensuel d’improvisation collective autour de la question des conflits a lieu à Boulogne Billancourt, organisé par deux facilitateurs certifiés de l’école française de Process Work.
Chaque participant propose un conflit interpersonnel qui est brûlant pour lui en ce moment.
Puis on « joue » à mettre en scène ce conflit. Lorsque quelqu’un énonce une idée, les autres se rapprochent ou s’éloignent selon qu’ils sont d’accord ou pas avec ce qui est proposé. Les facilitateurs demandent aux participants quel rôle ils jouent en ce moment. Ce peut être la vox populi, la majorité silencieuse, la rumeur… ou bien l’un des participants peut s’identifier fortement avec un protagoniste du conflit. Ainsi on voit se dessiner un portrait fidèle de la situation actuelle du groupe.
Nous avons retrouvé tous les conflits du monde, peut-être parce qu’ils sont tellement communs, et je me suis identifiée aux problématiques des autres participants : la vengeance et le secret, le droit d’aînesse, les envies de meurtre envers le cadet, la lutte pour le pouvoir, la belle-famille, et bien entendu le conflit homme-femme.
L’idée princeps d’Arnold Mindell est que quand quelqu’un n’a pas conscience de son rang et de ses privilèges, il opprime forcément les autres.
L’autre idée importante est celle de la non-localité : ainsi ce qui s’est passé ce soir-là a une influence à distance.
Soyons plus nombreux à jouer les conflits du monde pour les guérir.

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27 Avr

Dans le feu des conflits

Dans tout groupe, dans toute interaction, se joue une gamme de tensions autour de questions liées à la diversité des points de vue, modes de fonctionnement et de communication, blessures passées, injustices, privilèges. Une des raisons les plus communes qui fait que ces questions ne sont pas abordées, c’est parce que la plupart d’entre nous ont peur de la colère. Et alors, les sentiments sont embrouillés et réprimés, l’atmosphère peut être tendue et déprimée, et même désespérée.
Afin de créer des communautés humaines vivantes et florissantes, il est nécessaire d’être humbles, nous dit Arnold Mindell dans Sitting in the Fire, et d’avoir conscience de notre propre contribution et responsabilité dans les problèmes actuels. Les préjudices subtils et omniprésents que font subir aux autres les personnes bénéficiant de privilèges, ne sont pas régulés par la législation. Et qui plus est, nous avons tous des privilèges dont nous faisons usage naturellement et qui constituent une oppression vis-à-vis d’autres personnes (les privilèges sont – encore – le genre, la position sociale, le niveau d’études, etc…). La première prise de conscience est celle de ses propres privilèges, et la reconnaissance que bien des gens ont de bonnes raisons d’être en colère, ou plongés dans le désespoir. Permettre à ces sentiments de s’exprimer libère la communication dans tout le groupe.
Si nous ne savons pas comment reconnaître toutes ces questions sociales liées aux privilèges, nous attisons les flammes du conflit. Toutes ces questions sont présentes en permanence dans l’écologie du groupe, dont elles forment le champ, l’atmosphère. Ce sont les fantômes du groupe. Elles sont perceptibles au facilitateur exercé qui n’ignore rien de ces problématiques universelles.
En fait, il s’avère qu’aborder ces questions en groupe permet de travailler de façon globale sur toute l’histoire de l’espèce humaine.
La traduction de Sitting in the Fire d’Arnold Mindell devrait paraître en 2016 grâce à Maurice Brasher. Un groupe de consultants francophones formés au Process Work apporte ces méthodes dans les entreprises et les institutions.
http://openforumandco.org
http://mauriceprocess.wix.com

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